Epilepsie et conduite automobile

C. Adam La Presse Médicale, 2015, vol.44, n°10, pp. 1029-1033. Bibliographie
L’épilepsie est une cause très rare d’accidents de la route : 1 sur 400 accidents (30 fois moins que la consommation d’alcool). Il en est de même pour les accidents mortels.
Le risque lié à l’épilepsie est au-dessous de celui de nombreuses situations de la vie courante.
C’est pourquoi la commission européenne a établi des règles autorisant les personnes ayant eu une crise d’épilepsie à conduire si leur risque d’accident est suffisamment bas. Le risque d’accident est calculé à partir de quatre facteurs : le risque d’avoir une crise dans l’année qui vient (ou les 6 mois ...), le temps passé au volant, le pourcentage de crises au volant entraînant un accident et le taux de "dommages" liés à cet accident.
La Commission médicale du permis de conduire ou un médecin agréé donne un avis d’aptitude pour chaque situation clinique sur la base de ces critères. "Le prérequis implicite de cette réglementation est la capacité du praticien à déterminer la nature exacte des troubles du patient et la sémiologie précise des crises".
Un patient ayant fait une crise d’épilepsie doit être dissuadé de prendre le volant et doit se déclarer à la préfecture afin de recevoir l’avis de la commission médicale du permis de conduire ou d’un médecin agréé qui se prononcera sur son aptitude à la conduite et le patient sera revu périodiquement tant qu’il ne sera pas resté 5 ans sans crise.
Suite aux études en cours, la situation pourrait évoluer et le groupe de travail européen a formulé des projets.
(publié le 14 janvier 2016)