La voie de l’immunothérapie contre le MERS-CoV

V. Nguyen Le Quotidien du Médecin, 2014, n°9323, p.7
Le MERS-CoV est responsable depuis fin 2012, d’une nouvelle pathologie pulmonaire, apparue en Arabie saoudite et responsable d’une mortalité élevée (40%).
La transmission inter-humaine de ce virus en particulier à l’hôpital soulève des inquiétudes sur la possibilité d’une pandémie, d’autant que 26 nouveaux cas sont apparus, dont 10 fatals fin avril 2014. L’aide internationale a été demandée.
Une équipe chinoise a identifié deux puissants anticorps monoclonaux (Acm) humains capables d’inhiber in vitro l’infection par ce nouveau virus. Le prochain objectif est d’évaluer la sécurité et l’efficacité de ces anticorps (Ac) dans des modèles murins et primates.
Une équipe de l’Institut du Cancer à Harvard a également identifié des anticorps monoclonaux humains qui bloquent la fixation du MERS-CoV mais ont conduit des expériences supplémentaires qui laissent présager que ce virus n’échappera pas facilement à la neutralisation par une combinaison d’Ac. Un délai de 18 à 24 mois sera nécessaire pour produire des Acm dans le respect des bonnes pratiques pour obtenir l’autorisation pour des essais de phase 1.
L’immunothérapie pourrait être particulièrement utile pour les professionnels de santé particulièrement frappés par cette maladie (100 cas concernent le personnel de santé parmi les 400 cas enregistrés).
(publié le 6 mai 2014)