Les plaques vibrantes
Quel retentissement cardiovasculaire ?

Cardio et Sport, 2010, n°26, pp.24-26
Depuis quelques années, les salles de fitness fleurissent un peu partout, y compris dans les entreprises et se dotent de plaques vibrantes et/ou oscillantes. Les arguments marketing ne manquent pas, vantant leurs bienfaits dans de nombreux domaines : amélioration de la condition physique, accroissement de la densité osseuse, impact favorable sur l’évolution de la sclérose en plaques ou de la maladie de Parkinson, etc, la liste n’étant pas exhaustive.
Les auteurs, après avoir examiné les divers effets physiques prétendument bénéfiques de ce type de matériel concluent à des "preuves scientifiques d’efficacité très réduites pour la plupart d’entre elles ". Pour les plus sérieuses, ils admettent constater des modifications significatives des mesures cardio-ventilatoires post-utilisation, dont les mécanismes d’action précis restent à préciser.
Ils insistent surtout sur le respect des contre-indications à l’utilisation de ces plaques vibrantes et/ou oscillantes lesquelles méritent d’être citées in extenso : épilepsie, diabète sévère, implants rétiniens ou osseux récents, stérilet, chirurgie récente, migraines, tumeurs, grossesse, arthrose sévère, tendinite aiguë, discopathies avec antécédents de cruralgie ou de sciatique, porteurs de pacemaker ou de défibrillateur.
(publié le 2 mai 2011)