Medecine et sport.
Certificat de non contre-indication au sport

J.P. Rageau Le Généraliste, 2010, n°2526, p.12-13
Prudence vis-à-vis de la rédaction du certificat de non contre-indication au sport qui engage lourdement la responsabilité du médecin et lui fait prendre d’importants risques médico-légaux !
La rédaction de ce certificat doit s’appuyer sur un questionnaire préalable à la visite médicale explorant les antécédents du patient : médicaux, chirurgicaux et familiaux, le tabagisme, les résultats d’examens complémentaires, les troubles ostéosquelettiques, les allergies respiratoires. le risque ostéoporotique.
Le médecin gardera un double du questionnaire rempli et signé par le patient. Il notera les résultats de l’examen clinique et des examens complémentaires prescrits. En cas de doute, il n’hésitera pas à adresser son patient à un centre médico-sportif qui possède les compétences et les outils pour évaluer la prise de risque par le patient à pratiquer tel ou tel sport.
Enfin, pour certains sports à risque traumatique élevé ou à fortes sollicitations cardiovasculaires ou respiratoires ou à risques spécifiques (plongée sous-marine, vol libre, alpinisme, haltérophilie), il convient d’ adresser aux médecins des fédérations concernées.
Il faut garder à l’esprit que la rédaction de certificats médicaux est à l’origine d’une grande partie des procédures lancées à l’encontre des médecins. Les risques médico-légaux sont à la fois pénaux (accusation d’homicide ou de blessures involontaires en cas d’accident), ordinaux (sanction type avertissement, blâme ou interdiction d ’exercer en cas de certificat de complaisance), et civils ( si preuve d’un lien entre la faute du médecin et le préjudice du patient entrainant une perte de chance).
(publié le 25 août 2010)