Permis de conduire et diabète sucré

L. Cimino, A. Deneufgermain, J-D. Lalau La Presse Médicale, 2015, vol.44, n°10, pp. 1042-1047. Bibliographie
Le diabète sucré peut au fil de son évolution, être susceptible de se compliquer de troubles ophtalmologiques, neurologiques, cardiovasculaires et d’hypoglycémies, et le traitement pourra alors faire appel à des insulinosécréteurs ou à l’insuline.
Depuis l’arrêté du 31 août 2010, les personnes ayant un diabète sucré sont soumises aux restrictions de délivrance du permis de conduire et doivent passer chez un médecin agréé, un contrôle médial d’aptitude à la conduite, si elles sont traitées par insuline ou médicaments susceptibles d’engendrer des malaises hypoglycémiques, et/ou si elles ont certaines complications, telles qu’ophtalmologiques et cardiovasculaires. La nécessité d’un tel contrôle médical est confirmée dans l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical à la conduite.
Ce contrôle médical intervient à l’initiative de l’usager. Si ce dernier omet volontairement ou non, de se soumettre à ce contrôle médical, il est considéré comme conducteur sans permis et sans couvertures des dommages.
Lorsque le médecin introduit dans le traitement un sulfamide hypoclycémiant, une glinide et/ou une insuline, il doit donner au patient une information circonstanciée sur l’hypoglycémie et l’autosurveillance glycémique est obligatoire ; il doit informer la personne diabétique qu’elle doit passer un examen d’aptitude chez un médecin agréé.
(publié le 14 janvier 2016)