Quand le coeur donne le tempo

E. Phan Chan The Préventique, 2014, n°138, pp. 51-54

La fréquence cardiaque de repos, dans le règne animal détermine l’espérance de vie chez les mammifères. C’est un marqueur de l’état général, au même titre que la pression artérielle.
Dans le contexte professionnel, la variabilité de la fréquence cardiaque est un indicateur de stress au travail.
Le meilleur moyen pour faire baisser la fréquence cardiaque est la pratique régulière d’un exercice physique qui contribue de surcroît au bien-être subjectif et à la qualité de vie globale.
Ainsi il est recommandé pour tous les adultes de 18 à 65 ans,

  • une activité de type aérobie ou en résistance modérée (par exemple marche à un pas soutenu), au moins 5 fois par semaine par séquences de 30 minutes. L’effet se manifeste à partir de 8 semaines,
  • ou une activité physique d’intensité élevée (par exemple jogging) 20 minutes, à raison de 3 fois par semaine.

Ajoutons des conseils de sevrage tabagique, d’hygiène nutritionnelle, de relaxation (yoga).
Ne faudrait-il pas sensibiliser les entreprises à développer sur le lieu même du travail, des locaux dédiés aux activités physiques ? Il est en effet noté que les cadres et les professions intellectuelles qui ont une grande possibilité de pratiquer une activité sportive ont une baisse de l’activité physique dans les activités quotidiennes.
Mais point d’excès ! Restons dans le cadre d’une activité qui doit être raisonnable, afin d’éviter blessures et lésions chroniques ou de surmenage.
On estime à 4% environ, dans la population sportive générale, la proportion de sujets susceptibles de "glisser " vers l’addiction, notamment chez les sportifs pratiquant la course de fond, la course marathonienne et le body building.
Chaque année, il est recensé 800 à 1 000 cas de mort subite lors d’une activité sportive avec un taux de survie inférieur à 5%, un âge moyen de 46 ans et 95% d’hommes.

(publié le 16 février 2015)