Sécurité routière
Objectif VUL

P. Deschamps Prévention BTP, 2010, n°131, pp.12-17
Première cause de mortalité au travail, tous secteurs d’activité confondus, les accidents de la route arrivent juste derrière les chutes de hauteur dans les entreprises de BTP.
Les 3/4 des accidents surviennent lors d’un déplacement domicile-travail, et chaque année tous secteurs d’activité confondus, 5 millions de journées de travail sont perdues à cause des accidents de trajet ou de mission.
Il convient donc de centrer ses préoccupations sur le véhicule utilitaire léger (VUL).
Dans un premier temps, il faut s’assurer que le salarié à qui on confie un VUL soit bien apte médicalement à la conduite.
Ensuite, il faut bien équiper le VUL : GPS, régulateur et limiteur de vitesse, climatisation, cloison de séparation cabine et éthylotest.
Il serait judicieux que les apprentis bénéficient de la conduite accompagnée par l’employeur dans le cadre d’une formation professionnelle en alternance. Tout le monde y trouvera son compte : l’apprenti qui a pour tuteur son maître de stage et entre les mains, un véhicule indispensable au bon fonctionnement de l’entreprise et le tuteur qui bénéficiera d’un rappel des règles de sécurité en venant passer une journée en auto-école.
Il faut aussi former les salariés aux dangers que représentent les autres usagers, notamment lorsqu’il s’agit de chantiers routiers. En effet, les usagers de la route sont parfois agressifs et veulent passer en force même lorsque l’axe concerné est barré.
Les entreprises ne sont pas encore totalement conscientes du risque routier et seulement 60% d’entre elles ont recensé ce risque routier dans le document unique. Et parmi ces entreprises qui l’ont intégré, 70% avouent que cela n’a eu aucune influence sur leur politique de flotte.
(publié le 9 novembre 2010)