Virus de Nil occidental : état des connaissances

L. Nicolle-Mir Environnement et Risques Santé ERS, 2014, vol.13, n°3, pp.188-189. Bibliographie
Bien que le virus du Nil occidental ou West Nile virus (VWN) soit présent sur différents continents (Afrique, Moyen-Orient, Europe du Sud, Ouest de la Russie, Australie), c’est aux États-Unis et au Canada que l’incidence de la maladie est la plus soutenue.
Le virus du Nil occidental a été décrit pour la première fois aux États-Unis (New-York) en 1999 et a diffusé sur tout le territoire et progressé ensuite au Canada. Trois flambées ont été notifiées aux États-Unis en 2002, 2003 et 2012 occasionnant près de 3 000 cas recensés à chaque fois.
Le vecteur est un moustique du genre Culex et ses hôtes principaux sont les oiseaux (dont le merle d’Amérique). Les chevaux sont des hôtes occasionnels.
La maladie survient chez l’homme entre juillet et septembre et l’incidence est corrélée à la chaleur, à l’abondance des pluies, à l’irrigation des terres ...
La maladie n’est pas toujours diagnostiquée car les symptômes (fièvre, maux de tête, myalgies, rash cutané) sont rapidement résolutifs sans séquelles sauf parfois une fatigue importante et durable. On estime qu’en 2010, 3 millions d’États-uniens avaient été infectés.
Le risque de forme grave de la maladie et particulièrement d’encéphalite augmente avec l’âge et les maladies chroniques intercurrentes telles que diabète, hypertension artérielle, abus d’alcool, néphropathie. L’encéphalite laisse souvent des séquelles fonctionnelles et cognitives.
Si des vaccins existent pour les chevaux, il n’y a pour l’homme ni traitement curatif, ni vaccin.
La prévention repose sur l’élimination des moustiques, mais le recours à certains insectifuges qui préviennent efficacement les piqûres de moustiques est insuffisant.
(publié le 10 novembre 2014)