Voyage en pays tropical
Conseils avant le départ, pathologies du retour : fièvre et diarrhée

J-L. Poirot, P. Campa La Revue du Praticien, 2011, vol.61, n°4, pp. 551-558

L’objectif de cet article est de mettre en avant l’intérêt d’une consultation médicale avant un voyage en zone tropicale.
Cette consultation sera l’occasion de donner des conseils d’hygiène et des mesures de prévention adaptées.
L’interrogatoire permettra de connaitre "les antécédents, les traitements et pathologies en cours et permettra de vérifier qu’il n’existe pas de contre-indications aux vaccinations et que le voyage prévu est compatible avec l’état de santé du voyageur".
Cette consultation sera l’occasion d’informer sur :

  • les vaccinations obligatoires pour certaines destinations (fièvre jaune et méningite à méningocoques A,C,Y,W 135) et sur les vaccinations recommandées selon la destination (hépatite A, typhoïde, méningites, encéphalite à tiques, encéphalite japonaise, rage) ;
  • le paludisme : le voyage est-il à risque ? Quelle espèce plasmodiale en cause ? Quelles conditions de séjour ? Ce sera l’occasion de discuter de la protection contre les piqûres de moustiques, du traitement prophylactique adapté ou de l’éventuel traitement dit de réserve ;
  • l’hygiène alimentaire et l’hygiène générale,
  • la prévention des maladies transmises par les arthropodes,
  • les situations particulières : voyage en altitude, patients infectés par le VIH ou porteurs de pathologies chroniques ;
  • les conseils généraux : voyage en avion, risque soleil, plage, baignades, tatouage, piercing, acupuncture ;
  • les médicaments à emporter.

Cet article fait également le point sur les principales causes de fièvre et de diarrhée chez un patient au retour d’un pays tropical.
Il faut penser d’emblée paludisme en cas de fièvre et ensuite arboviroses, fièvres hémorragiques virales africaines, infections digestives bactériennes, etc...
La diarrhée peut être une classique turista mais il faut savoir évoquer typhoïde, dysenterie amibienne et rechercher éventuellement d’autres agents pathogènes par coproculture.

(publié le 21 juillet 2011)