Activité physique de prévention et traitement des maladies chroniques

Coordination scientifique : I. Grémy, F. Bordeau-Livinec, B. Gagnière, R. Andler, V. Olié, A. Peyronnet, H. Therre Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, BEH, Hors-série, 3 novembre 2020, 37 pp.

Les multiples effets bénéfiques d’une activité physique (AP) régulière promue par plusieurs sociétés savantes ou autorités de santé et confirmée par plusieurs expertises sont en décalage avec la faible activité physique des Français en population générale (54% des hommes et 55% des femmes sont inactifs) et la forte sédentarité qui fait le lit de la dépendance.

C’est cette situation qui a poussé le comité de rédaction du BEH à proposer un numéro spécial et à rapporter les résultats de l’expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur la prévention et le traitement des 10 groupes de maladies chroniques par l’activité physique, soit le diabète de type 2, l’obésité, la bronchopneumopathie chronique obstructive, l’asthme, les cancers, les syndromes coronaires aigus, l’insuffisance cardiaque, les accidents vasculaires cérébraux, les maladies ostéo-articulaires, la dépression et la schizophrénie. C’est l’objet du premier article.

Le deuxième article retranscrit le volet sociologique de l’expertise et retrace "l’émergence de l’activité physique (AP) dans le parcours de soins des maladies chroniques jusqu’à sa pleine reconnaissance institutionnelle."

Dix pathologies ont été identifiées susceptibles de bénéficier de programmes d’activités physiques adaptées (APA) et ce sont les médecins traitants qui doivent les prescrire en première intention. Ce troisième article établit les cadres généraux de ces programmes qui seront adaptés en fonction des caractéristiques et du contexte environnemental de chaque patient. Le personnel de l’APA prenant en charge le patient rendra compte régulièrement au prescripteur, afin d’ajuster le contenu au résultat.

Le quatrième article est complémentaire du précédent et insiste sur "une combinaison de différentes modalités et conditions de pratiques afin de les rendre plaisantes pour soutenir la motivation des patients ".

Le cinquième article propose divers axes de recherche afin d’améliorer la non-observance, d’optimiser les protocoles à recommander, de rechercher les échecs de cette AP et d’évaluer les nombreux dispositifs et modèles d’intervention proposés.

Le dernier article étudie les freins et barrières à une pratique régulière et durable et propose des recommandations aux professionnels soucieux de mettre en place des interventions qui permettront aux patients atteints de maladies chroniques, de persévérer dans leurs activités physiques de manière régulière.

(publié le 9 février 2021)