Bilan de la surveillance des arboviroses en 2019 : transition vers une surveillance des cas confirmés de chikungunya, dengue et d’infection à virus Zika

S. Giron, N. Fournet, F. Franke, E. Brottet, C. Calba, A. Cochet, N. Vincent, E. Terrien, A. Bernadou, J. Wendling, G. Heuzé, P. Chaud, A. Guinard, A-H. Liebert, B. N’Diaye, I. Leparc-Goffart, G. Grard, G. Durand, J-D. Poveda, A. Ovize, G. Lambert, C. Jeannin, J. Deniau, A. Nisavanh, J. Durand, M-C. Paty BEH, Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2020, n°22, pp. 446-455. Références

Au 1er janvier 2019 en France, le moustique tigre Aedes albopictus, vecteur du chikungunya, de la dengue et du virus Zika était présent et actif dans 51 départements français (42 en 2018).

La surveillance a lieu toute l’année grâce à la déclaration obligatoire (DO) des cas confirmés et probables. En période d’activité du moustique, du 1er mai au 30 novembre, la surveillance est renforcée par un système de "rattrapage laboratoire" des résultats positifs de ces arboviroses. La déclaration des cas suspects n’est plus encouragée par Santé Publique France en 2019 (suite à une évaluation menée en 2018 en région PACA).
C’est ainsi que pour l’année 2019, 113 cas de chikungunya, tous importés, 923 cas de dengue dont 9 autochtones, 17 cas d’infection à virus Zika dont 3 autochtones, et 1 cas de flavivirus importé ont été identifiés et investigués en France métropolitaine. Le pourcentage des cas confirmés ou probables pendant la période de surveillance renforcée est en hausse : 23% en 2017, 29% en 2018, 44% en 2019.

Les actions de démoustication sont désormais limitées autour des cas confirmés afin de réduire des traitements non justifiés.

Il est important de continuer à sensibiliser les voyageurs et les professionnels de santé afin que l’identification de cas soit la plus précoce possible, de façon à limiter le risque d’épidémie d’arbovirose en France.

(publié le 13 janvier 2021)