Cancer du sein, des risques en mutation

M. Bouvard-Gouffrant à partir de communications aux 41e Journées de la Société de sénologie et de pathologie mammaire, Marseille novembre 2019 Le Généraliste, 2020, n°2895, p. 17

En France, comme dans la plupart des pays, l’incidence du cancer du sein augmente régulièrement.
De multiples facteurs entrent en jeu : génétiques, hormonaux, comportementaux et environnementaux.

Une enquête commanditée par l’INCA a évalué la fraction de cancers attribuables à des facteurs comportementaux ou environnementaux.
40% des cancers en France seraient liés à des facteurs évitables  : l’alcool ( fraction attribuable de 15%), le surpoids et l’obésité (8,4%), le tabagisme (4%), l’alimentation (4,3%), un allaitement maternel insuffisant (3%), un manque d’activité physique.
S’y ajoutent des causes hormonales : la diminution de l’âge de la puberté, le recul de l’âge de la maternité, l’augmentation du nombre de femmes nullipares.
D’autres facteurs de risque ont été identifiés :

  • le travail de nuit ou posté (2 à 5%) en raison de l’altération du cycle lumière/obscurité (et sa cascade d’effet pervers),
  • les solvants,
  • la pollution de l’air et notamment l’exposition tôt dans la vie aux hydrocarbures aromatiques polycycliques,
  • les perturbateurs endocriniens,
  • et peut être pour certains facteurs, des effets transgénérationnels.
(publié le 19 mars 2020)