Epidémiologie de la vision
Le rôle du mode de vie dans la santé oculaire se confirme

C. Delcourt La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2018, vol.32, n°1002, pp. 428-429.

Les déficiences visuelles affectent plus de 10% de la population mondiale, entraînant de lourdes conséquences humaines et socio-économiques.
Les causes principales sont les erreurs réfractives et accomodatives non corrigées et les maladies oculaires liées à l’âge.

  • les erreurs réfractives : elles représentent plus de 50% des déficiences visuelles malgré la disponibilité et l’efficacité des dispositifs de correction. L’anomalie la plus fréquente est la myopie dont la prévalence a augmenté au cours des 50 dernières années et elle touche actuellement 50% des jeunes (25-29 ans) en lien semble t-il avec une réduction du temps passé à l’extérieur.
  • les maladies liées à l’âge :
    • la cataracte (près de 20% des déficiences visuelles). Les principaux facteurs de risque sont l’exposition aux ultra-violets, les tabagisme, le diabète et les traitements par corticoïdes ;
    • la DMLA : touche 30% de la population européenne de plus de 75 ans mais une augmentation est prévisible en lien avec le vieillissement de a population (1 million de cas prévus en France d’ici 30 ans). Son origine est multifactorielle (prédisposition génétique, tabagisme) mais il existe des facteurs protecteurs : de forts apports en anti-oxydants et caroténoïdes et en acides gras oméga 3 ;
    • le glaucome survient après 60 ans plus souvent chez les femmes ; les facteurs de risque sont l’âge, l’hypertonie oculaire, l’hérédité, la faible épaississeur de la cornée centrale et une forte myopie.

Le mode de vie (exposition à la lumière, tabagisme, nutrition) joue un rôle important dans la survenue des principales maladies oculaires ouvrant la voie à des stratégies de prévention.

(publié le 13 juillet 2018)