La sensibilisation à la sécurité des cyclistes

R. Van Mullekom Prevent Focus, 2016, octobre, pp.9- 12-5

L’augmentation du nombre de déplacements en vélo pour aller au travail a inéluctablement accru le nombre d’accidents de trajet.
Les accidents pour la plupart n’impliquent pas de tiers. Il s’agit essentiellement de chutes, suite à glissades sur neige ou chaussée mouillée ou sur graviers, sur passage à niveau, sur divers obstacles ou liées à des défaillances techniques du vélo.

La prévention doit être adaptée aux différentes causes des accidents :

  • la vulnérabilité intrinsèque sera contrée par le port d’un casque et de gants,
  • le manque d’expérience incitera à la prudence si l’on est inexpérimenté surtout avec les vélos électriques qui permettent de rouler à plus grande vitesse,
  • l’état technique du vélo sera vérifié : éviter le vélo de course pour se rendre au travail (roues étroites qui peuvent se bloquer dans les passages à niveau, pneus inadaptés à la pluie),
  • la conduite dangereuse : respecter le code de la route et éviter l’utilisation du téléphone portable,
  • la visibilité : vérifier l’éclairage, la batterie, porter des vêtements fluorescents, équiper les rayons de réflecteurs de roues,
  • les infrastructures routières : à maintenir en bon état
  • les conditions climatiques : laisser le vélo au garage en cas de verglas.

Pour promouvoir ces mesures de prévention, l’entreprise a lancé le programme Bike@work qui comprend des mesures techniques (contrôle ciblé du vélo par des professionnels de l’entreprise formés à cet effet, mise à disposition de dispositifs fluo), organisationnelles (test des connaissances par un quiz vélo, incitation à signaler aux autorités les problèmes d’infrastructure et les points dangereux) et comportementales (workshop sur trois mois, abordant les problèmes de comportement à vélo).

Le travail sera de longue haleine. Le pourcentage de cyclistes victimes d’accidents tourne toujours autour de 10%.

(publié le 24 mars 2017)