Prescription de l’activité physique
Ordonnance de prescription de l’activité physique

D. Rivière La Revue du Praticien, 2020, vol.70, n°3, pp. 279-286. Références

Cet article est inclus dans un dossier intitulé "Prescription de l’activité physique" élaboré selon les conseils scientifiques de Y. Le Bouc. Il comprend trois parties :

  • recommander l’activité physique en prévention primaire de maladies chroniques (X. Bigard)
  • le bénéfice de l’activité physique en prévention tertiaire (M. Duclos)
  • et les recommandations de prescription de l’activité physique (D. Rivière).

Pour un grand nombre de patients atteints de pathologies chroniques, la prescription d’activités physiques et sportives (APS) est un acte de prévention tertiaire qui participe au traitement de l’affection et vise à une prévention des complications.
La prescription (rédigée par un médecin) sera personnalisée en fonction de l’état de santé du patient, de sa pathologie, du degré d’évolution de cette dernière et de ses capacités. Elle se fera lors d’une consultation visant à apprécier le degré de limitation fonctionnelle du patient et à rechercher une éventuelle contre-indication.
L’important est la lutte contre la sédentarité : diminuer les périodes de temps passées en positon assise, favoriser la marche à pied pour les activités du quotidien, préférer les escaliers aux ascenseurs.
A ces principes de base, il faut ajouter des activités de type cardiorespiratoire (endurance) d’intensité modérée ou élevée et des exercices de souplesse, d’équilibre.
L’ordonnance est individuelle et tient compte des possibilités du patient, de ses goûts et des structures disponibles, mais elle doit néanmoins privilégier des activités qui mobilisent le corps entier tout en étant à faible risque traumatique avec une montée en puissance progressive et un contrôle de l’essoufflement.
L’intervenant sera selon le cas, un enseignant en activité physique adaptée ou un professionnel du monde sportif apte à enseigner au patient les exercices, ou un masseur-kinésithérapeute.
Il faut aussi composer avec la coopération du patient qui doit accepter de modifier son comportement immédiatement et durablement.

(publié le 27 mai 2020)