Troubles musculo-squelettiques et niveau d’activité physique chez les soudeurs
Musculoskeletal disorders and level of physical activity in welders

C. Weyh, C. Pilat, K. Krüger Occupational Medicine 2020, vol 70, n°8, pages 586-592. Bibliographie.

Les soudeurs présentent une prévalence élevée de troubles musculo-squelettiques (TMS), comme l’indique l’absentéisme élevé pour maladie.
L’activité physique récréative pourrait être une stratégie de prévention.
Cependant, il existe peu de connaissances sur la prévalence de ce type d’activité physique et son association avec les TMS chez les soudeurs.

Cette étude allemande analyse la prévalence des TMS et les niveaux d’activité physique récréative chez les soudeurs et identifie les facteurs de risque de lombalgie.

Les données suivantes ont été recueillies auprès de 145 soudeurs de 34 entreprises de l’industrie sidérurgique allemande : facteurs individuels (démographie, comportement en matière de santé), facteurs professionnels (type de soudage, nombre d’heures de soudage par jour, années d’emploi, travail en équipe, outils ergonomiques) et TMS (questionnaire Nordique).
Le niveau d’activité physique récréative a été évalué par le questionnaire international d’activité physique et calculé pour déterminer l’équivalent métabolique de la tâche (MET) par semaine comme mesure objective de la dépense énergétique.

La prévalence et l’analyse de régression multivariée ont été calculées pour déterminer les Odds Ratio (OR).

La prévalence de la lombalgie sur 12 mois était de 71 %, 61 % pour les douleurs cervicales et 55 % pour les douleurs des épaules. 42 % des participants ont eu moins de 600 MET/semaine.

Le modèle de régression multivariée a révélé que l’activité physique récréative inférieure à 600 MET/semaine (OR = 3,4 ; IC95 % de 1,05 à 10,85) et les douleurs cervicales au cours des 12 derniers mois (OR = 5,2 ; IC 95 % de 2,02 à 13,56) étaient associées de manière significative à la lombalgie.

Les résultats montrent une forte prévalence des TMS et donc une forte nécessité d’intervention. Il convient donc de donner la priorité à l’activité physique récréative et les employeurs doivent encourager l’accès à une activité physique régulière.

(publié le 6 avril 2021)