Accidents graves : faire face au traumatisme psychologique

H. Jolly Prévention BTP, 2009, n° 117, p. 51-52

Après un drame dans l’entreprise, les salariés peuvent se faire aider : outre les cellules de crise parfois mises en place par les entreprises, il existe des cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP). Régulées et déclenchées par le SAMU, elles peuvent être sollicitées par le médecin ou le psychologue du travail. Dans chaque région, il existe une cellule permanente composée d’un psychiatre, d’un psychologue et d’une secrétaire. Cette CUMP régionale coordonne des cellules départementales ayant un psychiatre référent et une équipe de volontaires susceptibles d’agir si nécessaire. Deux types d’intervention sont possibles : les aides médico-psychologiques immédiates. Il s’agit de repérer les personnes qui présentent des crises d’agitation aiguës ou des décompensations délirantes et de les prendre en charge. Les interventions différées se déroulent entre les 3e et 10e jours suivant l’événement : débriefings dans l’objectif de permettre de sortir le groupe de son isolement créé par le drame. L’important est que chacun puisse exprimer son émotion, étape indispensable pour retrouver ses potentialités. Certaines personnes développeront un traumatisme psychique qui pourra entraîner dépression, addiction, voire suicide. Le médecin doit en déceler les symptômes (troubles du sommeil, réveils nocturnes, cauchemars) et orienter le sujet vers une consultation de psycho-traumatisme.

09B08145

(publié le 1er octobre 2009)