Burn out
La solidarité pour sortir de l’isolement

G. Gandolfi Le Généraliste, 2012, n°2625, pp.8-10
La souffrance des soignants est une réalité. Une étude portant sur 44 000 médecins, réalisée en 2003 montrait une incidence du suicide dans la population médicale supérieure à la population générale d’âge comparable (14% versus 6%).
Afin d’aider les médecins en souffrance psychologique, un certain nombre d’initiatives ont été lancées depuis plusieurs années à l’échelon départemental et régional. Il s’agit le plus souvent de permanences téléphoniques assurées par des confrères avec en appui des personnes ressources : psychiatres, addictologues, avocats, conseillers juridiques. L’anonymat est la règle.
A l’échelon national, l’APPML (Association d’aide professionnelle aux médecins libéraux) propose un dispositif d’urgence joignable en permanence (200 appels par an), assuré par des psychologues cliniciens habitués à l’écoute.
Pour les cas les plus graves, l’APSS (Association pour la Promotion des Soins aux Soignants) se charge des hospitalisations des médecins malades.
Depuis quelques semaines, un dispositif baptisé "engagement thérapeutique " incite le médecin malade et potentiellement dangereux à suspendre volontairement son activité professionnelle avant que la décision de l’Ordre n’intervienne. Ainsi le délai de carence de 90 jours disparaît et le médecin percevra des indemnités dès le premier jour d’arrêt.
Enfn en décembre 2012, est lancée une "consultation de prévention " initiée par Pasteur Mutualité et à destination dans un premier temps de ses adhérents. Les médecins atteints de burn out pourront prendre contact avec un des 40 professionnels de santé (dont une majorité de généralistes) formés par les spécialistes du burn out à savoir écouter et orienter les confrères.
L’objectif est que "les associations aujourd’hui déjà actives se fédèrent dans un même service national avec un numéro de téléphone unique".
(publié le 18 février 2013)