Contraintes du métier de policier pendant les activités routinières et lors d’un événement majeur

Police job strain during routine activities and a major event S. Garbarino, N. Magnavita, M. Elovainio, T. Heponiemi, F. Ciprani, G. Cuomo, A. Bergamaschi Occupational Medicine 2011, vol 61, n°6, pages 395-399. Bibliographie.

Les forces spéciales de police sont exposées à des périodes de stress professionnel intense lors de leur mission de maintien de l’ordre public.
Pour explorer la relation avec le contexte professionnel (travail routinier ou événement spécial) des forces spéciales de police, des tests psychologiques mesurant les contraintes professionnelles (exigences -contrôle) et le déséquilibre effort-récompense ont été pratiqués.
Tous les policiers assignés au meeting du G8 à l’Aquila (Italie), en juillet 2009, ont été invités à compléter un questionnaire concernant leur travail habituel en janvier 2009 (temps A), et lors de la préparation du meeting en juin 2009 (temps B).
Le taux de participation à l’étude par questionnaires a été de 292 sur 294 (99%) membres des forces spéciales de police.
Les scores de contrainte professionnelle (-0,39, p<0,001) et les scores de déséquilibre effort-récompense (-0,37, p<0,001) ont baissé significativement entre le temps A et le temps B.
En moyenne :

  • l’exigence a baissé de 14,2 ± 1,9 à 12,6 ± 2,7 (p<0,001),
  • le contrôle a augmenté de 11,8 ± 2,5 à 14,4 ± 3,4 (p<0,001) et
  • le soutien social a augmenté de 17,8 ± 2,9 à 19 ± 3,1 (p<0,001).

De la même façon,

  • l’effort a baissé de 17,4 ± 3,2 à 11,8 ± 3,8 (p<0,001),
  • alors que la récompense a augmenté de 37,6 ± 5,5 à 45,5 ± 7,4 (p<0,001)
  • et le sur-engagement a baissé de 7,1 ± 2,1 à 6,6 ± 1,7 (p<0,001).

En conclusion, chez les forces spéciales de police, le travail routinier peut être significativement plus stressant qu’un unique événement majeur.

(publié le 2 février 2012)