Document Unique et risques psychosociaux

T. Calpe Les cahiers des rps (risques psychosociaux), 2012, n°19, pp.19-20

Comment intégrer les risques psychosociaux (RPS) dans le Document Unique ?
Le problème est que les RPS ne peuvent être définis comme les risques physiques ; ils présentent en effet des spécificités différentes. "Alors que nous standardisons le risque physqiue en cherchant l’objectivité, les RPS ne peuvent s’appréhender sans prendre en compte la subjectivité des individus".

Comment identifier les facteurs de risque ? Cette notion est ambiguë pour les entreprises car "ce sont des variables généralement extrinsèques aux salariés et liées à l’organisation". Les indicateurs en lien avec le fonctionnement de l’entreprise (absentéisme, turn-over, mouvements sociaux) ou en lien avec la santé des salariés (accidents du travail, plaintes, pathologies,) permettent de mettre en lumière l’existence de ces RPS mais n’en identifient pas les causes.

Les facteurs de RPS s’apparentent davantage à des situations de travail auxquelles un salarié sera soumis et ils se répartissent en six axes : les exigences du travail, les exigences émotionnelles, l’autonomie, les rapports sociaux, les conflits de valeur, l’insécurité socio-économique. Des questionnaires validés permettront d’identifier ces différentes situations. L’objectif est de prioriser quelques facteurs identifiés pour construire une batterie d’indicateurs utilisables. Ce travail sera confié à un comité de pilotage.
Ensuite il faudra évaluer les facteurs de RPS en s’appuyant sur la complémentarité d’études qualitatives et statistiques.
Reste ensuite la phase de prévention qui vise à contrôler les causes : plusieurs méthodes conjointes peuvent être utilisées : interroger les salariés eux-mêmes, consulter des acteurs spécialisés dont le CHSCT, partager les bonnes pratiques et consulter la littérature.
Un exemple d’intervention de ce type est ensuite proposé dans cet article.

(publié le 22 novembre 2012)