L’association entre le stress au travail et la fibrillation auriculaire chez les hommes suédois
The association between job strain and atrial fibrillation in Swedish men

K. Torén, L. Schiöler, M. Söderberg, K.W. Giang, A. Rosengren Occupational and Environmental Medicine, 2015, vol 72, n°3, pages 177-180. Bibliographie.

Le but de cette enquête suédoise est de déterminer si le stress psychosocial défini comme une contrainte élevée augmente le risque de fibrillation auriculaire. Cette étude comprend 6 035 hommes nés entre 1915 et 1925 et sans antécédent de maladie coronarienne, fibrillation auriculaire ou AVC en 1974-1977. Le stress psychosocial lié au travail a été mesuré en utilisant une matrice emploi-exposition pour les exigences et le contrôle au travail. Les participants ont été suivis jusqu’à leur décès, la sortie de l’hôpital ou jusqu’à leurs 75 ans, à l’aide du registre national suédois sur les causes de décès et le registre de sortie de l’hôpital avec pour inclusion la fibrillation auriculaire, conduisant à l’inclusion de 436 cas. Les données ont été analysées avec des modèles de régression de Cox, avec la fibrillation auriculaire comme le résultat d’une contrainte élevée (variable explicative), ajustée sur l’âge, le tabagisme, l’indice de masse corporelle, l’hypertension, le diabète et le statut socio-économique.

Les résultats montrent qu’il y a un risque augmenté de fibrillation auriculaire avec une contrainte élevée (HR 1,32 ; IC 95 % de 1,003 à 1,75). Lorsque les 4 catégories de modèle ont été incluses, avec une contrainte faible utilisée comme référence, le risque pour la contrainte élevée diminue (HR 1,23 ; IC 95 % de 0,84 à 1,82).

En conclusion, l’exposition au stress professionnel défini comme une haute contrainte peut être associée avec un risque accru de fibrillation auriculaire. L’augmentation observée de risque est faible et un facteur de confusion résiduel pourrait en être l’explication.

(publié le 1er juin 2015)