L’état de stress post-traumatique

T. Selma Préventique, 2016, n°146, pp.74-75

Sur une durée de vie, on estime la probabilité d’apparition d’un état de stress post-traumatique (ESPT) à 1,9% avec une moyenne de 2,9% pour les femmes et de 0,9% pour les hommes.
Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM IV) a regroupé les symptômes en six critères :

  • le sujet a subi une expérience qui a menacé sa vie,
  • le sujet revit cette expérience en permanence,
  • le sujet évite tous les stimuli qui lui rappellent l’expérience traumatique,
  • le sujet présente des symptômes liés à l’activation du système neurovégétatif,
  • les symptômes durent au moins un mois,
  • la perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative.

Il existe différentes formes cliniques associant un ou plusieurs symptômes, certains modérés, d’autres sévères, peu gênants ou socialement invalidants, sans corrélation entre l’intensité de la violence et l’intensité du choc psychique.
Ce qui crée la situation traumatique est la confrontation inopinée avec le réel de la mort. Il s’ensuit une instabilité et le nouvel équilibre ne sera rétabli chez la victime qu’après restructuration de ses croyances fondamentales, de sa vision du monde et de ses perspectives d’avenir.
Le thérapeute doit accompagner la victime par une écoute empathique et l’aider à aller de l’avant afin qu’il "refasse de sa vie une expérience heureuse".

(publié le 3 octobre 2016)