L’influence des caractéristiques du travail sur la reprise après des problèmes psychiques

Prévent Focus, 2011, n°7, pp.14-16
Lors de la reprise de travail d’un salarié après problèmes psychiques, il convient de prendre les mesures adaptées pour éviter les rechutes de longue durée. Une enquête menée aux Pays -Bas auprès de médecins du travail montre que les employés et les employeurs prennent trop peu d’initiatives dans ce domaine. Il existe en effet de nombreux obstacles à la reprise de travail qui tiennent à la fonction du travailleur, à l’organisation et au secteur d’activité.
Aux supérieurs hiérarchiques directs de jouer leur rôle. En effet, les problèmes psychiques sont toujours couplés à des limitations qui nécessitent des adaptations au niveau professionnel ; et une reprise du travail rapide contribue à réduire les problèmes et doit s’effectuer de préférence dans la fonction occupée avant l’interruption de travail.
Le médecin du travail doit avoir exclusivement un rôle de soutien et de facilitation. Il intervient généralement dans des discussions en tête-à-tête ou à trois afin d’accompagner la reprise sans heurts, mais il ne doit pas apporter lui-même des proposition de solution.
En pratique, il doit souvent lutter contre la conception des choses, le plus souvent parce que l’employeur ne prend pas suffisamment les choses en main. Il est d’ailleurs souvent reproché à la hiérarchie, un accompagnement insuffisant, une attitude négative, l’absence de soutien ou des connaissances insuffisantes à propos des problèmes de santé de nature psychique.
(publié le 6 décembre 2011)