Le stress dans le BTP mieux identifié

C. Barruyer Prévention BTP, 2016, N°195, pp. 40-42
Des études menées depuis une dizaine d’années sur le stress dans le BTP montrent que 63% des conducteurs de travaux se disent stressés et que 12% se sentent même "au bout du rouleau".
Les dirigeants des TPE vivent la même situation en raison de l’intensité du rythme de travail, de la fatigue, du travail dans l’urgence, du sentiment d’isolement, etc...
Or le stress est nocif lorsqu’il devient chronique et l’organisme épuise ses réserves. Il s’ensuit des conséquences en série sur l’organisme et sur la santé : troubles psychiques et/ou physiologiques (maladies cardiovasculaires, lombalgies, dermatoses), mais aussi des risques professionnels (démotivation, erreurs, accidents).
Le burn-out qui est le stade le plus avancé se caractérise par un syndrome d’épuisement qui présente des signes avant-coureurs : fatigue, troubles du sommeil, déprime, irritabilité, douleurs...
La solution ? Décompresser et prendre du recul afin d’avoir une meilleure qualité de vie au travail : ne pas laisser envahir sa vie personnelle, ménager des temps de récupération, définir clairement les tâches, communiquer régulièrement avec les collaborateurs, ne pas accepter de chantiers auxquels on ne pourra pas répondre en termes de délai, de matériel ou de moyens mobilisables.
Une entreprise qui se préoccupe de la santé de ses collaborateurs est souvent plus innovante, plus performante et donc plus efficiente.
(publié le 9 mai 2016)