Les heures supplémentaires augmentent le risque de dépression grave

Prevent Focus, mars 2012, pp.20-21
A partir d’une étude débutée entre 1985 et 1998 et portant sur près de 7 000 fonctionnaires britanniques, les chercheurs ont poursuivi leurs investigations et ce sont finalement un peu plus de 2000 personnes qui ont complété le Composite International Diagnostic Interview (CIDI), une méthode couramment utilisée pour établir un diagnostic de trouble mental.
Il leur a été demandé de répondre à un questionnaire, relativement au nombre d’heures de travail en journée et emporté à la maison. Les chercheurs se sont intéressés aux facteurs sociodémographiques de cette population, à leur consommation d’alcool et de tabac et à d’éventuelles maladies de longue durée au cours des 12 mois précédant l’étude, ou de maladies cardiovasculaires.
Il apparaît que les travailleurs qui effectuaient des heures supplémentaires étaient principalement des hommes, mariés ou cohabitants, occupant un rang hiérarchique plus élevé et une fonction moins souvent passive que ceux qui suivaient un horaire de travail normal.
66 travailleurs ont été victimes d’une dépression grave, soit 3,1% de l’échantillon.
Le fait de travailler plus de 11 heures par jour se traduit par un risque 2,34 fois plus élevé de souffrir d’une dépression grave par rapport à un travail classique de 7 à 8 heures par jour. Les facteurs prédictifs d’une dépression grave étant : le jeune âge, le fait d’être une femme, un rang moins élevé dans l’échelle hiérarchique, les maladies chroniques et une consommation d’alcool moyenne.
(publié le 7 mai 2012)