Pression psychologique ressentie au travail, classe sociale et risque d’accident vasculaire cérébral. Une étude de cohorte sur 30 ans dans la population masculine de Copenhague

Perceived psychological pressure at work, social class, and risk of stroke. A 30-year follow-up in Copenhagen male study P. Suadicani, L. Andersen, A. Holtermann, O. Mortensen, F. Gyntelberg Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2011, vol 53, n°12, pages 1 388-1 395. Bibliographie.

L’objectif de cette étude danoise était d’étudier si l’association entre la pression psychologique ressentie au travail et le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) était modifiée par le statut socio-économique. Pour cela, 4 943 hommes d’âge moyen, sans maladie cardio-vasculaire ont été suivis pendant 30 ans (de 1971 à 2001). Les résultats ont montré que pour les classes sociales les plus élevées, une exposition régulière à une pression psychologique ressentie au travail était commune et associée significativement à un risque d’accident vasculaire cérébral. Presque 10 % de ces évènements pouvaient être attribués à cette exposition dans cette population.

Pour les classes sociales les plus basses, il n’y avait pas d’association entre l’exposition professionnelle à la pression psychologique et le risque d’AVC.

Les auteurs ont conclu qu’une pression psychologique ressentie au travail était fortement répandue parmi les hommes issus de classes sociales élevées et était un facteur de risque indépendant d’AVC. Aucune association n’a été retrouvée pour les hommes issus d’une classe sociale plus basse.

(publié le 9 mai 2012)