Prévention des risques psychosociaux
Dites plutôt qualité de vie au travail

S. Germain, R. Le Saint, S. Foulon, E. Chaudieu Liaisons Sociales magazine, 2013, n°145, pp.53-56
En juin 2013, a été signé un accord national interprofessionnel sur l’amélioration de la qualité de vie au travail. S’il ne satisfait pas tout le monde et que certains le qualifient de grand fourre-tout, il a le mérite de proposer une méthodologie et des indicateurs aux employeurs et aux partenaires sociaux.
Il n’existe "pas de définition juridiquement stabilisée de la qualité de vie au travail : chaque entreprise l’abordant à sa manière, en s’attaquant dans un premier temps aux risques psychosociaux". Mais ce n’est que la première marche vers la qualité de vie au travail. Il faut tenir compte non seulement des impacts psychologiques du travail, mais aussi de ses retentissements physiologiques, économiques et comportementaux.
Les plans d’action mis en œuvre ne doivent pas servir à se donner bonne conscience mais doivent faire l’objet d’un véritable suivi, avec des indicateurs pertinents tels que l’absentéisme et notamment le petit absentéisme.
Il faut repenser l’autonomie et la responsabilisation des opérateurs, faire connaître les interlocuteurs et les finalités du travail prescrit, identifier les situations de travail générant du stress.
Il ne peut y avoir de performance économique sans bien-être au travail.
Le coût du mal-être au travail a été chiffré : 13 500 euros par salarié et par an, soit 250 milliards d’euros pour le seul secteur privé.
(publié le 20 janvier 2014)