Prévention du suicide
Enseignements de retours d’expérience

J. Rondeleux Préventique sécurité, 2011, n°118, pp.78-80
Au regard des spécialistes, il n’existe pas d’organisations qui puissent considérer qu’elles sont à l’abri d’un passage à l’acte.
Les principaux facteurs de risque sont la rupture de carrière, le manque de reconnaissance, le surinvestissement, l’épuisement, l’inexistence de lien d’accompagnement, le conflit de valeur, la perte de sens et éventuellement le manque d’autonomie.
C’est ainsi que toute organisation qui par son fonctionnement induit des facteurs de risque, doit préparer son management en le formant sur ses facteurs pour lui permettre d’adapter son comportement.
Une personne qui semble perdre pied doit être écoutée et orientée vers un dispositif de prévention tertiaire existant dans l’organisation.
Il semble que 60% des suicidants consultent dans le mois qui précède le passage à l’acte, dont 36% la semaine qui précède.
La prévention passe par une formation /sensibilisation adéquate des acteurs des organisations, (afin à la fois d’anticiper et de faire face à ce type d’évènement), une formation des acteurs publics à la gestion et à l’évaluation de la crise suicidaire, l’engagement des médias dans une politique de communication adaptée. En effet une mauvaise communication peut générer un effet d’entrainement.
Enfin, la mise en place d’un observatoire du suicide et des conduites suicidaires apparaît nécessaire.
(publié le 22 novembre 2011)