Risques psychosociaux - Des démarches induffisantes qui peuvent être améliorées

J. Rondeleux Préventique Sécurité, 2009, n°106, p.74-75

Un an après la publication du rapport Nasse-Légeron, l’auteur propose un état des lieux de l’avancée de la prise en compte des risques psychosociaux dans les entreprises. Les demandes vers les organismes spécialisés sont en lien avec des difficultés voire des alertes déclenchées par la survenue d’incidents ou des demandes émanant de CHSCT, des changements organisationnels, la réglementation ou la jurisprudence, les tendances socialement éthiques et de développement durable. Les réponses actuelles sont faibles en lien avec un déni encore trop présent chez les responsables (absence d’intérêts financiers ou d’image à court terme, incompréhension des demandes du personnel ou des CHSCT), de la mauvaise perception de la notion de prévention, de l’absence de visibilité du risque et de la responsabilité, de l’absence de référentiel, de la difficulté à fédérer l’ensemble des acteurs autour du même projet.

L’auteur propose un certain nombre de possibilités d’améliorations : imposer des plans d’action pluriannuels de prévention de la santé au travail et se concentrer sur l’analyse des conditions de travail, développer une culture du dialogue, de la prévention, de la régulation et des échanges, mettre en œuvre des dispositifs d’action multiple (analyse socio-organisationnelle, formation des managers, dispositifs d’écoute et analyse des demandes), mesurer les impacts (atteinte d’objectifs collectifs, baisse de l’absentéisme, cohésion des équipes), inscrire la démarche dans le plan d’action pluriannuel de l’entreprise. Le message doit être dynamique avec des perspectives qui seront facteurs d’espérance pour l’ensemble des contractants et qui valent beaucoup mieux que les dispositifs de veille et d’alertes, souvent responsables de retards.

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(publié le 14 décembre 2009)