Stabilité de l’échelle visuelle analogique dans l’évaluation du stress

F.X. Lesage, A. Chamoux, S. Berjot Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2009, vol.6, n°6, p.619-622. Bibliographie
L’échelle visuelle analogique (Eva) est un outil facile à utiliser dans le cadre de la pratique clinique des médecins du travail. Il s’agit d’une plaquette de 100 mm de long disposant d’un curseur que le salarié doit placer à l’endroit qui lui paraît le plus approprié à son niveau de stress. Cette échelle est cotée de 0 (absence totale de stress) à 100 mm (le pire stress que l’on pluisse imaginer).
Pour évaluer la stabilité de cette échelle, une cohorte de fonctionnaires de police et d’agents d’une université française a été interrogée deux fois à un an d’intervalle.
514 paires d’observations pour lesquelles aucun évènement majeur ou déterminant pouvant induire une modification du stress n’est survenu pendant la période, ont été incluses dans cette étude.
La stabilité de l’Eva a été analysée par la méthode de Bland et Altman. Le coefficient de reproductibilité est de 95,14%.
L’étude plaide en faveur d’une bonne stabilité de l’échelle à un an d’intervalle et en l’absence d’évènement causal faisant varier le stress perçu.
ll s’agit d’une première étape dans la validation de l’Eva car de nombreux autres paramètres tels que la reproductibilité inter-juges ou la validité concurrente doivent encore être étudiés pour connaître la fiabilité et les limites de l’utilisation de l’Eva dans la pratique clinique en santé au travail.
(publié le 2 février 2010)