Stress perçu : à partir de quel seuil devient-il un facteur de risque pour les troubles anxiodépressifs ?

J. Collange, L. Bellinghausen, J. Chappé, L. Saunder, E. Albert Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2013, vol.74, n°1, pp. 7-15. Bibliographie.

L’objectif de l’étude est de déterminer auprès d’une population de salariés à partir de quel seuil de stress perçu, celui-ci devient un facteur de risque de développer un trouble anxieux et/ou dépressif.
L’analyse a été menée auprès d’environ 80 000 salariés ayant rempli lors de leur visite périodique de santé au travail :

  • l’échelle de stress perçu de Cohen Perceived Stress Scale (PSS), échelle présentant des qualités psychométriques excellentes, mesurant non seulement le débordement perçu mais aussi la perception de sa propre efficacité pour y faire face,
  • et l’échelle Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) pour identifier les cas de troubles anxieux et dépressions auprès de patients non cliniques, échelle possédant des qualités psychométriques et diagnostiques très satisfaisantes.

L’analyse des résultats a été réalisée à l’aide de la courbe de ROC (Receiver Operating Characteristics), méthode présentant un cadre robuste pour établir la qualité diagnostique des tests.

"Au seuil diagnostique de la HADS, le seuil de stress perçu proposé est un score supérieur à 27 pour la dimension anxiété. En ce qui concerne la dimension de dépression, le score de stress perçu supérieur à 28 constitue un seuil plus approprié. Enfin, les analyses réalisées en utilisant le seuil de dépistage de la HADS suggèrent que le seuil de stress perçu pour l’anxiété (dépistage) sera supérieur à 24 ; pour la dépression, le score-seuil de stress proposé est supérieur à 26."

(publié le 17 juillet 2013)