Travail : le syndrome de la dispersion

A. Weinberg Sciences Humaines, 2015, n°267, pp. 54-57

Le syndrome de la dispersion est un mal universellement partagé dans de nombreux secteurs de travail, particulièrement dans les activités d’encadrement. La plupart des activités durent moins de 9 minutes et le phénomène de dispersion s’est renforcé avec l’arrivée d’Internet et des téléphones portables que l’on consulte 20 à 30 fois par jour.
Le cerveau humain ne cesse d’osciller entre une attention focalisée sur ce qu’il est en train de faire et une vigilance aux sollicitations extérieures.
"Si les tâches administratives, les tâches de fabrication, de vérification supposent d’appliquer des procédures connues, le problème de l’organisation du travail exige le passage d’un régime intentionnel à l’autre. Les professions qui réclament à la fois une forte intensité et une alerte, ou exigent de concilier des objectifs contradictoires - être rigoureux dans son travail, respecter des procédures et en même temps être créatif - sont épuisantes".
L’intrusion des outils de communication est aussi très préjudiciable car ces nouveaux outils n’ont pas remplacé les anciens comme les réunions et les rendez-vous, mais au contraire se surajoutent.

Les solutions :

  • apprendre à gérer cette dispersion et corriger le tir chaque fois que l’attention a été déportée car elle peut être l’occasion de dérives,
  • fixer un délai et un horaire pour les indispensables et intégrer de la place pour l’imprévu car il y en a toujours,
  • résister à l’envie de consulter trop souvent ses nouveaux outils de communication,
  • moduler son environnement de travail de façon à disposer d’espaces permettant de travailler seul ou en groupe,
  • favoriser le télétravail (gain de temps et meilleure conciliation vie professionnelle - vie privée).
(publié le 27 avril 2015)