Travailler plus est associé avec l’anxiété et la dépression : l’enquête de santé Hordaland

Working overtime is associated with anxiety and depression : the Hordaland health study E. KLEPPA, B. SANNE, G. TELL Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2008, vol.50, n°6, pages 658-666. Bibliographie

L’objectif de cette enquête norvégienne était d’étudier dans quelle mesure de longues heures de travail sont associées avec des niveaux et des prévalences augmentés d’anxiété et de dépression.

Des travailleurs faisant davantage d’heures (n = 1350) ont été comparés avec un groupe de référence de 9 092 travailleurs ne faisant pas d’heures supplémentaires pour ce qui est de l’anxiété et la dépression au moyen de l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression scale). Des informations recueillies par un auto-questionnaire, ont été incluses portant sur différents facteurs liés au travail, la démographie, le mode de vie et la santé publique.

Les travailleurs des deux sexes qui travaillaient plus avaient des niveaux et des prévalences plus élevés de troubles anxieux et dépressifs par rapport à ceux qui faisaient des horaires normaux. Les résultats suggèrent une relation dose-réponse entre les heures travaillées et l’anxiété ou la dépression.

En conclusion, travailler plus est associé avec les niveaux augmentés d’anxiété et de dépression. Les groupes de travailleurs étaient significativement différents en ce qui concerne plusieurs facteurs tels que les revenus et le travail physique lourd ; un faible revenu et un travail physique lourd élevé aggravant le risque d’anxiété et de dépression surtout chez les hommes.

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(publié le 3 février 2009)