Bien évaluer les RPS dans votre entreprise

Dossier collectif PIC, Protection individuelle et collective, 2021, n°127, pp. 31-38

Les risques psychosociaux (RPS) font peur aux entreprises et à leurs dirigeants, qui hésitent souvent à aborder le sujet et décident généralement d’agir quand la situation a dégénéré.
Il est vrai que les employeurs doivent évaluer une multitude de risques, mais est-il nécessaire d’avoir une méthode d’évaluation des risques dédiée aux RPS ? Ne vaut-il pas mieux inclure les RPS dans une démarche globale avec une même échelle quels que soient les risques, ce qui facilite la priorisation ?

Les RPS seront intégrés au Document unique d’évaluation des risques (DUER) en identifiant les différentes composantes : les violences internes, les violences externes, l’excès de stress dans la durée, le harcèlement, les évènements traumatiques, les troubles anxiodépressifs, les pratiques addictives, le burnout.

Il est important de dédramatiser le sujet en parlant plutôt de risques socio-organisationnels incluant alors que le fait que la prévention passera nécessairement par des actions sur l’organisation du travail.

L’évaluation des RPS nécessite la participation active de tout le personnel de l’entreprise. Il faut favoriser la communication et identifier ce qui peut être générateur de tensions (conditions de travail, fonctionnement des équipes, droit à la déconnexion non effectif ...) et désamorcer les conflits qui menacent.

De nombreux outils d’évaluation existent : la méthode Gollac qui classe les facteurs de RPS selon six dimensions, le modèle de Karasek, le modèle de Siegrist ou les outils mis à disposition par l’INRS : le RPS-DU pour les entreprises de plus de 50 salariés, ou l’outil en ligne "Faire le point RPS" destiné aux petites entreprises.

L’article de fond est complété par des encadrés qui viennent apporter des éclairages d’experts sur des points particuliers.

(publié le 26 mars 2021)