Burn-out, l’affection des battants

A-S. Le Fur L’Usine Nouvelle, 2018, n°3565, p.77
Il n’existe aucune définition claire du burn-out (ou syndrome d’épuisement professionnel) et il est décrit généralement comme une perte d’enthousiasme accompagnée de fatigue, maux de tête, troubles gastro-intestinaux ...
Le surengagement est l’un des facteurs déclenchants. Il survient chez les personnes perfectionnistes dans le travail, reconnues dans l’entreprise et récompensées.
Mais avec la fatigue qui s’accumule, le doute gagne du terrain et des signes apparaissent : arrêts de travail courts, heures supplémentaires importantes, et isolement du salarié, accompagné d’un manque d’énergie et de concentration.
Ce surengagement est souvent la conséquence d’un manque de moyens matériels et humains ou de difficultés organisationnelles.
Il existe des pistes d’action : vérifier les prises de congés, obliger à la déconnexion, bien planifier l’activité, affecter les moyens humains et techniques adaptés, détecter les risques de surcharge de travail, sensibiliser au burn-out.
Il est de l’obligation de l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Le bien-être en entreprise est sur le point de devenir le premier facteur d’attractivité auprès des candidats.
(publié le 26 juillet 2018)