Le blues de l’après-fusion

A. Eychenne Liaisons Sociales magazine, 2017, n°178, pp.40-41
La dimension humaine semble quelque peu oubliée dans le cadre des fusions d’entreprises. Si les départs volontaires ou imposés sont généralement bien gérés, les "rescapés" de la fusion sont souvent délaissés, jugés déjà chanceux d’être toujours là doivent donc se débrouiller seuls.
Il faut faire face à la baisse de moral, à la nostalgie de l’époque révolue, à l’indifférence ou aux jalousies des nouveaux collègues, à la nécessaire compétition entre les acquéreurs et les "rachetés".
Se plier aux nouvelles méthodes et accepter les nouveaux chefs, pourquoi pas ? Mais les nouveaux venus attendent aussi des réponses sur leurs compétences et leurs opportunités de carrière. Il est important de construire une culture commune et de faire adhérer l ensemble des collaborateurs à des projets mutuels. Sinon, c’est la porte ouverte au sentiment de dévalorisation, à la perte d’efficacité et au désinvestissement personnel.
Si tout cela "demande de l’écoute et du temps, le jeu en vaut vraiment la chandelle" pour assurer une meilleure qualité de vie au travail.
(publié le 26 janvier 2017)