Le bonheur au travail génère de la performance

A. Jost Entreprise et Carrières, 2018, n°1409, pp. 22-23.

L’OCDE distingue trois facettes du bonheur :

  • le bonheur hédonique qui renvoie à une prédominance d’affects positifs par rapport aux affects négatifs ;
  • le bonheur évaluatif qui se caractérise par la satisfaction d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixé ;
  • le bonheur aspirationnel qui renvoie à l’appréciation du sens et de l’utilité de son travail.

Sur le plan économique, le bonheur au travail génère de la performance. En effet nombreuses sont les études "montrant que les individus malheureux deviennent agressifs, apeurés ou apathiques, ce qui diminue d’autant leurs capacités cognitives et leurs compétences". La majorité des entreprises qui s’inquiètent du bonheur au travail de leurs salariés ont les meilleures performances.

Un management libéré favoriserait le bonheur en développant le sentiment d’autonomie, mais il faut qu’il soit tempéré par de l’humanisme (convivialité et bienveillance).

Pour s’inscrire dans cette démarche, l’entreprise doit écouter ses collaborateurs (baromètres et enquêtes), impulser une dynamique (évènements marquants), ancrer la transformation (en faisant émerger des "passeurs" désireux d’agir dans ce domaine).

Les initiatives qui semblent avoir le plus d’impact sur le bonheur au travail sont :

  • l’organisation de réunions sur le sujet " comment mieux travailler ensemble ? ", ce qui permet de réinventer le travail et de favoriser l’épanouissement ;
  • le renforcement des liens humains et de la convivialité ;
  • le droit au coaching individuel ou à des formations pour apprendre à communiquer de manière non violente.
(publié le 25 janvier 2019)