Le nombre de zones douloureuses est-il un prédicteur de l’attribution d’une pension d’invalidité en Suède ? Les troubles mentaux usuels jouent-ils un rôle ?
Number of pain locations as a predictor of cause-specific disability pension in Sweden. Do common mental disorders play a rôle ?

A. Ropponen, J. Narusyte, E. Mittendorfer-Rutz, P. Svedberg Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2019, vol 61, n°8, pp. 646-652. Bibliographie.

Cette étude suédoise s’intéresse aux associations entre le nombre de zones douloureuses, les troubles mentaux courants (CMDs) et la pension d’invalidité (DP).

Les données d’une enquête de 1998 à 2003 portant sur 27 165 jumeaux suédois nés entre 1935 et 1958 ont été couplées aux données nationales des pensions d’invalidité jusqu’en 2013. Les localisations des douleurs ont été évaluées pour les douleurs au dos : lombalgies, sciatiques, les douleurs des épaules ou des cervicales et pour les troubles mentaux courants, tels que la dépression et l’anxiété.

Le nombre de zones douloureuses est associé avec la pension d’invalidité avec une dose-réponse. Une seule localisation de douleur avait un OR de 1,50 (IC 95 % de 1,35 à 1,68) et 5 zones de douleur, un OR de 4,67 (IC 95 % de 4,11 à 5, 30) pour la pension d’invalidité. De même, les troubles mentaux usuels étaient associés à la pension d’invalidité.

Le risque d’avoir une pension d’invalidité (DP) est lié au nombre de zones douloureuses avec une relation dose-réponse. Les troubles mentaux courants prédisent l’obtention d’une DP. Ainsi, dans les stratégies de prévention de l’invalidité, les signes précoces de douleur ou de troubles mentaux doivent être pris en considération.

(publié le 30 avril 2020)