Stress post-traumatique : élargir l’accès aux soins

L. Egreteau, W. El-Hage La Revue du Praticien, Médecine Générale, 2020, vol.34, n°1041, pp.384-385. Références

Les traumatismes psychiques ont diverses conséquences : des troubles anxieux, somatoformes, des dépressions, des abus de substances et aussi le trouble stress post-traumatique (TSPT) qui se manifeste selon la chronologie suivante :
Dans les 48h suivant le psychotraumatisme, surviennent des symptômes psychocomportementaux ou des phénomènes de dissociation aiguë.
Dans la première semaine, peuvent survenir des symptômes d’intrusion, des conduites d’évitement, des altérations négatives de la pensée, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’attention.
Le TSPT est dit constitué lorsque la réaction perdure au-delà du premier mois ou qu’elle altère le fonctionnement de l’individu.

Les cellules d’urgence médico-psychologiques (CUMP) interviennent dans les suites immédiates du psychotraumatisme ou dans les jours suivants.
Le médecin traitant peut détecter les premiers signes. Les benzodiazépines sont contre-indiquées du fait du risque d’addictions, au profit de l’hydroxyzine qui peut être utilisée plusieurs jours.

Parmi les thérapies plus ciblées : l’EMDR (désensibilisation par mouvements oculaires, stimuli auditifs ou tactiles afin de retraiter le souvenir traumatique).

Quand les troubles sont constitués, s’ajoutent la thérapie d’exposition prolongée (TEP) : "le sujet est exposé à son traumatisme afin d’y intégrer de nouvelles informations et de favoriser la digestion émotionnelle du souvenir" et les thérapies centrées sur le traumatisme (TCC).
En deuxième ligne est proposée une pharmacothérapie antidépressive.

Dix centres de prise en charge du psychotraumatisme sont ouverts en France dont les missions sont la prévention, l’information, la prise en charge précoce et la recherche. Ces centres régionaux sont coordonnés par un centre national de ressources et de résilience (CN2R).

(publié le 30 octobre 2020)