Un jeune homme de 28 ans "à bout"

A. Lambourion Le Concours Médical, 2019, vol. 141, n°3, pp. 34-35. Références

"Le burn-out se définit comme une entité composée de trois symptômes

  • un épuisement émotionnel,
  • une sensation de dépersonnalisation ou cynisme face à la situation,
  • une diminution de l’accomplissement personnel".

La symptomatologie du burn-out est proche de celle d’un épisode dépressif majeur mais "il est plus facile d’interpréter les symptômes en extrayant le patient de la situation conflictuelle" et " il est préférable d’évaluer le patient pendant un arrêt de travail".
Il faut évaluer le risque suicidaire et en son absence, proposer un antidépresseur de la classe des inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine, associé à une benzodiazépine. Le patient sera revu 8 jours plus tard pour juger de la bonne tolérance.
Il faut proposer des techniques de relaxation, l’exercice d’un sport d’endurance, les techniques de méditation comme la pleine conscience ou les thérapies cognitivo-comportementales .
Un arrêt de travail de longue durée expose à la difficulté d’un retour au travail.
La prise en charge d’un burn-out est complexe et les médecins généralistes sont assez peu formés à cette pratique et ils doivent mettre en place rapidement une collaboration avec la médecine du travail afin de comprendre la situation au sein de l’entreprise.

(publié le 24 juillet 2019)