Comment assurer un suivi du risque cancérogène

A. Garrigou Santé et travail, 2010, n°69, pp. 46-47
En France, près de 38% des salariés soit environ 7 millions d’individus sont exposés à des substances ou préparations chimiques au cours de leur travail. Or plus d’un salarié sur trois est exposé à des substances et préparations cancérogènes et plus d’un quart l’est de façon importante.
La prévention des cancers repose sur l’évaluation des risques à laquelle le CHSCT doit prendre une place importante (consulter l’étiquetage mais aussi rester attentif à ce qui se passe sur le terrain pour dépister les expositions méconnues).
Le respect des normes réglementaires et des limites d’exposition peut -il suffire à prévenir la non-survenue de pathologies ? Non semble t-il car le travail réel n’est pas toujours le travail prescrit, et il n’est pas rare que le salarié soit soumis à plusieurs toxiques simultanément qui peuvent pénétrer dans l’organisme par des voies différentes tandis qu’interviennent d’autres facteurs liés aux conditions d’utilisation des produits et à leur transformation.
Le CHSCT a un devoir d’alerte afin de faire connaître et reconnaître l’exposition et les risques afférents. Mais pour que la prévention soit pleinement efficace, il faut aussi des outils de suivi : base de données, fiches d’exposition ....
(publié le 13 juillet 2010)