L’association entre l’exposition atmosphérique aux organophosphorés et le risque de maladie de Parkinson
The association between ambient exposure to organophosphates and Parkinson’s disease risk

A. Wang, M. Cockburn, T. Ly, J. Bronstein, B. Ritz Occupational and Environmental Medicine, 2014, vol 71, n°4, pages 275-281. Bibliographie.

Il existe un consensus général sur le fait que les pesticides sont impliqués dans l’étiologie de la maladie de Parkinson, bien que les associations entre des pesticides spécifiques et le risque de développer une maladie de Parkinson n’aient pas été bien étudiées. Cette enquête américaine étudie le risque de développer une maladie de Parkinson associé avec des pesticides organophosphorés spécifiques (OPs) et leurs mécanismes de toxicité.

Il s’agit d’une enquête cas-témoin qui a utilisé un système d’information par localisation géographique basé sur un outil d’évaluation de l’exposition aux 36 OPs les plus souvent utilisés entre 1974 et 1999. Chacun des OPs choisis a été évalué individuellement ainsi qu’en groupe avec d’autres selon leurs mécanismes présumés de toxicité.

L’enquête a inclus 357 cas incidents de maladies de Parkinson et 752 sujets témoins vivant dans la vallée centrale de Californie. L’exposition environnementale à chaque OP évaluée séparément augmentait le risque de développer une maladie de Parkinson. Toutefois, la plupart des participants était exposés à des combinaisons d’OPs plutôt qu’à un seul pesticide. Les risques estimés pour les OPs regroupés en tenant compte de leurs fonctionnalités et de leurs toxicités présumées étaient similaires et n’ont pas permis aux Auteurs de faire des distinctions entre eux. Cependant, les Auteurs ont observé des gradients exposition/réponse avec des expositions à un nombre croissant d’OPs.

En conclusion, cette enquête ajoute une forte preuve que les OPs sont impliqués dans l’étiologie de la maladie de Parkinson idiopathique. Toutefois, des enquêtes portant sur les OPs à faibles doses reflétant l’exposition environnementale de la vie réelle sont nécessaires pour déterminer les mécanismes de neurotoxicité.

(publié le 2 octobre 2014)