Nanoparticules dans les fumées dérivant des opérations de soudage et de fusion de liens métalliques
Particelle submicrometriche in fumi derivanti da operazioni di saldatura e di fusione di leghe metalliche

P. Avino, M. Manigrasso, L. Fanizza, P. Carrai, L. Solfanelli La Medicina del Lavoro, 2013, vol. 104, n°5, pages 335-350. Bibliographie.

La toxicité des fumées de soudage dépend, à la fois, de la composition chimique des particules et de leur capacité à pénétrer et à se déposer profondément dans les poumons. Leur pénétration et leur dépôt dans les régions du système respiratoire sont principalement déterminés par leur taille. L’objectif de cette étude italienne était de connaître la distribution des fumées de soudage selon la taille des particules afin d’estimer les doses de composés toxiques reçues au niveau de l’appareil respiratoire. Pour cela, la distribution selon la taille et le nombre de particules ont été mesurés en continu au cours de différentes opérations de soudage au moyen d’un « dimensionneur de particules à mobilité rapide », qui compte et classifie les particules, selon leur mobilité électrique, en 32 tunnels de taille allant de 5,6 à 523 nanomètres (nm), avec une résolution de 1 seconde (1s). L’évolution temporelle des nanoparticules (de 6 à 523 nm), les particules du mode de nucléation (6-16 nm) et la fraction 19-523 nm avant, pendant et après les opérations de soudage réalisées avec/sans aspiration locale des fumées sont rapportées et discutées dans cet article. Avant le soudage, les particules du mode de nucléation représentaient environ 7% des nanoparticules ; après environ 40s depuis le début du soudage, la contribution en pourcentage des particules du mode de nucléation augmentait jusqu’à 60 %. La concentration totale et celle des particules du mode de nucléation augmentaient de respectivement 2,1 x 104 à 2,0 x 106 et de 1,6 x 103 à 1,0 x 106.

En conclusion, la variation temporelle du nombre de particules distribuées selon leur taille à travers les pics d’émission, a montré la contribution forte et d’évolution rapide des particules du mode de nucléation : les valeurs de pointe étaient maintenues pendant moins de 10s. L’implication d’une telle contribution sur la santé humaine est liée à la capacité élevée de dépôt des nanoparticules dans la région interstitielle alvéolaire du système respiratoire humain, où surviennent les échanges gazeux.

(publié le 16 décembre 2013)