Remplacement du perchloréthylène par le décaméthylcyclopentasiloxane dans les pressings

R. Garnier Archives des Maladies Professionnelles et de l’Environnement, 2008, Vol.69, n°5/6, p. 718-725. Bibliographie

Le décaméthylcyclopentasiloxane (D5) pourrait-il remplacer le perchloréthylène dans un atelier de nettoyage à sec ? Il s’agit d’une substance nouvelle encore mal connue mais sa lipophilie et son hydrophobie laissent prévoir une concentration dans les tissus riches en lipides. Comparé au perchloréthylène, il est moins absorbé, tant par voie respiratoire que par voie percutanée, ce qui est un argument en faveur d’une plus grande sécurité. Les études chez l’animal plaident en faveur d’une toxicité plus faible que celle du perchloréthylène en ce qui concerne l’irritation cutanée ou la toxicité aiguë. Les études chez le rat sont rassurantes en matière de neurotoxicité, de génotoxicité ou de reprotoxicité. « Les points faibles du D5 sont l’effet cancérogène observé chez la rate, probablement spécifique de l’espèce, mais sans qu’on en ait de certitude, et la quasi-absence de données (si l’on excepte celles concernant le pouvoir irritant) chez l’homme ».

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(publié le 6 avril 2009)