Commerces et entrepôts de stockage : une pollution variable selon les produits

L. Robert Hygiène et Sécurité du travail, 2020, n°261, pp. 67-71. Références
Afin de fournir une première évaluation de la qualité de l’air intérieur (QAI) dans les commerces de détail et entrepôts, proposant à la vente des produits différents (livres, vêtements, meubles, appareils électroménagers, équipements automobiles, produits de bricolage, chaussures et maroquinerie, articles de sport, articles et marchandises stockées pour un magasin de vente en ligne), l’INRS a réalisé des campagnes de mesures dans l’air de dix bâtiments de vente de détail, visant les 16 composés organiques volatils (COV) les plus fréquemment rencontrés dans l’air, révélant "une pollution très large à de grandes familles de polluants comme les aldéhydes, les hydrocarbures aromatiques ou encore les organosilicones".
Si les hydrocarbures aromatiques se retrouvent dans l’ensemble des dix environnements, (le toluène présentant la concentration la plus élevée), une signature chimique se dessine en fonction du type de produits commercialisés : terpènes dans les magasins de meubles et de bricolage, hydrocarbures dans le magasin d’équipement automobile, hexanal (émis dans la dégradation naturelle des produits à base de papier mais utilisé aussi pour le traitement du bois d’ameublement) dans les magasins de meubles, de bricolage et la zone de stockage des livres.
Cette campagne de mesures a non seulement mis en évidence la variabilité de concentrations en COV en fonction des produits stockés, mais aussi en fonction des zones de chaque magasin (les espaces de stockage, souvent exigus, mal ventilés encombrés de produits neufs ont une QAI plus mauvaise que celle des espaces de vente).
C’est la première étude de ce type, réalisée en France.
(publié le 22 avril 2021)