Expositions environnementales et professionnelles aux particules et battements cardiaques ectopiques chez les soudeurs
Environmental and occupational particulate matter exposures and ectopic heart beats in welders

J. Cavallari, S. Fang, E. Eisen, M. Mittleman, D. Christiani Occupational and Environmental Medicine, 2016, vol 73, n°7, pp. 435-441. Bibliographie.

Des liens entre arythmies cardiaques et expositions aux particules ont été observés dans des populations sensibles. Les auteurs américains ont examiné la relation entre les expositions individuelles aux particules ≤ 2,5 µm de diamètre aérodynamiques (PM 2,5) et les battements cardiaques ectopiques dans une étude de panel de soudeurs en bonne santé.

La surveillance ambulatoire de l’ECG et la surveillance individuelle de l’exposition aux PM 2,5 avec le Dust Trak Aerosol Monitor a été effectuée chez 72 hommes pendant leur travail et pendant des périodes non travaillées pendant 5 à 90h (médiane 40h). Les ECG ont été analysés toutes les heures à la recherche d’extrasystoles ventriculaires (EV) et supra-ventriculaires (ESV).
Les expositions PM 2,5 ont été calculées en moyenne par heure avec un décalage de 0 à 7h. Des modèles d’effets mixtes linéaires généralisés avec une interception aléatoire ont été utilisés pour examiner la relation entre les expositions aux PM 2,5 et les probabilités de ESV et EV.
Des analyses de sensibilité ont été effectuées pour déterminer si les relations se différenciaient selon la période de travail et parmi les fumeurs actuels.

Les participants avaient un âge moyen de 38 ans et représentaient plus de 2 993 personnes-heures.
Le nombre de battements ectopiques par heure était fortement biaisé avec une moyenne de 14 EV et 1 ESV.
Les auteurs ont constaté des augmentations marginalement significatives des EV avec l’exposition aux PM 2,5 avec un décalage à la 6è et 7è heure, mais pas d’association avec ESV. Pour chaque augmentation de 100 µg/m³ de PM 2,5 à la 6è heure de décalage, l’OR ajusté (IC 95%) était de 1,03 (1 à 1,05) pour l’EV. Les résultats étaient les mêmes pendant des périodes travaillées ou non et les non fumeurs avaient une probabilité accrue d’EV associée aux PM 2,5 par rapport aux fumeurs.

Une légère augmentation de la probabilité d’EV avec une exposition à court terme aux PM 2,5 a été observée chez les hommes relativement en bonne santé ayant des expositions environnementales et professionnelles aux PM 2,5.

(publié le 8 mars 2017)