Les badges passifs simplifient la mesure des expositions

Travail et Sécurité, 2017, n°784, pp.26-27
La méthode la plus répandue de prélèvements individuels sur les opérateurs pour les mesures des expositions professionnelles est aujourd’hui le prélèvement actif sur un filtre ou un support support adsorbant. Mais ce procédé est lourd à mettre en œuvre et nécessite l’utilisation de pompes.
Le prélèvement passif est fondé sur le principe de la diffusion des molécules à analyser vers un support adsorbant, sur lesquelles elles viennent se piéger. Le support est séparé de l’atmosphère environnante par une zone de diffusion.
Si l’on connaît le débit de prélèvement qui est spécifique à une substance pour un type de badge, il suffit d’une vitesse d’air suffisante à la surface du badge. Les limites sont la projection de liquide sur le badge, ou des conditions de température et d’humidité relative inhabituelles.
Ces badges peuvent être utilisés pour de très nombreux composés organiques (formaldéhyde, perchloroéthylène, toluène, méthyléthylcétone), et dans de multiples situations : lors d’expositions aux solvants dans l’industrie, aux gaz anesthésiques dans le secteur hospitalier ou encore pour surveiller la qualité de l’air intérieur. C’est aussi la seule solution efficace pour effectuer des mesures en présence de champs électromagnétiques.
Ces badges ne gênent pas l’opérateur et la performance des dispositifs est largement démontrée pour des durées de 8 heures. Ces badges aujourd’hui utilisés pour la mesure des expositions aux gaz et vapeurs pourraient être utilisables pour les fibres et notamment les fibres d’amiante.
(publié le 7 août 2017)