Nanoparticules d’origine industrielle émises par la combustion et les frottements : sont-elles coupables des maladies d’Alzheimer et de Parkinson ?

E. Gnansia Environnement et Risques Santé, ERS, 2020, vol.19, n°6, pp. 467-468
Une revue de la littérature très documentée, permet de rendre très plausible, l’hypothèse selon laquelle les nanoparticules issues de la combustion et du frottement (NPCF) (qui constituent une part importante des polluants particulaires aéroportées) expliqueraient une partie non négligeable des cas précoces de deux maladies neurodégénératives : la maladie d’Alzheimer et la malade de Parkinson.
Cet effet serait d’autant plus net que les individus ont été exposés tôt dans leur vie (a fortiori dès la vie fœtale) et pendant un temps long (le fait de vivre dans un environnement citadin plutôt que dans un environnement sans pollution de l’air serait probablement péjoratif).
Ces particules agiraient à travers un fort pouvoir oxydant, favoriseraient les lésions des mitochondries et du réticulum endoplasmique, éléments catalyseurs du défaut de pliage, de l’agrégation et de la fibrillation des protéines.
"L’exposition aux nanoparticules, quelle que soit leur source, comporte un risque élevé de perturber homéostasie cérébrale et devrait être plus présente dans les projets de recherche de ces deux maladies" .
(publié le 9 avril 2021)