Utilisation des composés organiques volatils non-métabolisés comme biomarqueurs pour évaluer les expositions professionnelles

A. Erb, P. Marsan, M.Burgart, A. Rémy, A-M. Lambert-Xolin, F. Jeandel, O. Hanser, A. Robert Références en Santé au Travail, 2021, n°166, pp. 33-46. Bibliographie et Annexes
La polyexposition des salariés fait partie des préoccupations des services de santé au travail et les composés organiques volatils (COV) sont particulièrement ciblés. La biométrologie réalisée sur les urines est recommandée pour évaluer ces composés.
Pour quantifier les COV urinaires, la technique Headspace a été retenue. Elle a l’avantage de séparer et de quantifier simultanément sept composés aromatiques (benzène, éthylbenzène, styrène, toluène, et trois isomères du xylène) et quatre composés chlorés dans l’urine.
Cette méthode a été testée dans des entreprises différentes (raffineries, entreprises de peinture, vernissage d’aluminium et synthèse organique). Les limites de quantification obtenues sont comprises entre 10 et 50 ng/l, ce qui permet de mettre en évidence des poly-expositions professionnelles et environnementales, même très modérées, même en deçà des valeurs limites biologiques (VLB) ou de l’ordre des valeurs biologiques de référence (VBR).
Des expositions importantes ont pu être mises en évidence pour le benzène en raffinerie. Il a même été possible de discriminer le mode de fonctionnement le plus exposant.
Le protocole de recueil des échantillons est facile à mettre en œuvre, même s’il exige de la rigueur pour assurer des analyses répétables et reproductibles.
(publié le 8 septembre 2021)